vendredi 11 janvier 2019

Et dans un geste joyeux...


Et dans un geste joyeux, mon ami, mon amant,
Tu as envoyé valser le boxer bleu, le boxer
Qui dissimulait les fruits mûrs en attente d'être cueillis
Par des doigts aimants, tendres et patients,
Qui savent dire les mots qu'il faut aux fruits en attente
Aux fruits en attente d'être cueillis...

You told me...


You told me...
"I love you...
I love you so much..."
And then... then...
You put for fingers on your lips...

Perhaps you were just sorry...
Sorry about what you said...

Et nos mains....


Et lorsque nous avons partagé le dernier souffle
L'ultime tremblement, ou juste ce frémissement
De nos corps en harmonie, dans les soubresauts du plaisir,
Nos doigts se sont relâchés, le temps d'une petite mort...

Do you read me?


You


Should I really find the words?
Should I tell you?
Really, you cannot...
You cannot get what I mean?

You did not understand, really?
You did not understand, yet?
What I feel, what I feel for you?

Yes for you!?

I know ( a post just for you!)


I know... I know you know what I mean...
I know... you know... Why...
Why I am writing this for you...
I know... You could, perhaps...
I know, perhaps, you will, just understand...
And if you don't, if your understand...
Perhaps you will, you will give it a second thought
And just wonder why, yes, why,
I'm writing this to you, yes, to you...

Gaston Goor — Archives secrètes


"Ah, mon cher Goor,

Vous êtes trop..
Non, vous êtes juste...
En fait nul autre que vous n'a mieux compris ma Muse garçonnière...
Je sais que vous ne lisez pas le grec...
Mais nul autre que vous ne saurait mieux saisir l'esprit de ces épigrammes grecs...

Oui, le garçons de nos poètes s'amusent... Ils appartiennent aux Muses !

Ils dansent, chantent, font du bruit, claquent les cymbales, ils font les fous...

Et il suffit qu'ils aient bu une coupe de vin ou deux, et nous voici dans une franche bacchanale...

Ah mon ami, mon cher Goor, vos ithyphalliques jouvenceaux se hasardent à de bien improbables acrobaties...

Mais il est vrai que Dionysos est derrière ces fesses tendues, ces cuisses déliées, ces érections irrésistibles...

Où finit le divin, où commence l'humain ?

Où finit l'humain, où commence l'animal ?

Ah Goor, mon cher ami, il y a plein d'éclaboussures dans vos dessins...

De vin, bien sûr...

Et de ces tièdes liqueurs que seuls les garçons, quand le moment est venu, savent délivrer aux lèvres qui savent les savourer...

Je lève ma coupe à votre santé, mon cher Goor...

Et bien sûr je me lèche les lèvres de tant de rosées si généreusement dispersée...

Bien à vous, comme toujours,

En toute fraternité

XXX"