mardi 13 novembre 2018

A Tribute to David Hockney


Photo by Sportfotos-online

The Art of Donald Friend


Satyr and Boy
MS5959/34/205

Gaston Goor — Archives secrètes



"Paris, 20 février 1953,

Mon cher Goor,

Ah, que je suis heureux d'avoir reçu votre édition illustrée des Amours d'Ovide...

C'est du bel ouvrage...

La beauté de vos dessins et leurs harmoniques subtiles font oublier la platitude pudibonde de la traduction de ce sorbonicole d'Henri Bornecque...

Ces Messieurs des Etudes latines (comme des Etudes grecques, d'ailleurs) passent leur temps à coller des feuilles de vigne sur tous les mots du désir, du plaisir, de l'amour... Quelle obsession de la chasteté... Nos collégiens méritent mieux que ces traductions émasculées... Nos collégiennes aussi, du reste...

Heureusement, mon cher Goor, que vous soulevez les tuniques et les toges, que vous ouvrez les fenêtres des gynécées et les portes des palestres...

Vos gravures sont la véritable, la seule traduction d'Ovide, dans son évidente sensualité, avec ses jeunes filles et ses éphèbes enamourés, affolés de désir dans les jeux de la séduction...

Les Amours, c'est avant tout une affaire de fesses et de seins, de lèvres et de regards coquins, la fièvre de désirs qui n'attendent que les soulagements du plaisir pour s'épanouir en de doux sourires...

Quant à vos dépictions d'Eros et de ses angelots dodus, nous nous entendons à demi-mots, si je puis dire... Ah quel coquin vous êtes... Mais l'artiste fait oublier le coquin. Enfin presque...

Quand j'en aurai le loisir, je traduirai les Amours d'Ovide, avec les mots qu'il faut, là où il faut...

Et comme vous, j'enlèverai toutes les feuilles de vigne qui n'ont pas lieu d'être...

Bien à vous

XXXX

PS) Votre Eros qui bande son... son arc, enfin pour le moment, me regarde droit dans les yeux, avec un air si effronté que je consens à être sa cible... Je vous prie de le lui faire savoir: j'attends ses flèches !"


(Archives secrètes, 20 février 1953)


samedi 3 novembre 2018

Anyway...


© Anders Krisár

Today, I feel like...
... like it does not make sense...

Trying to express oneself, to open his soul,
To find the right words to express what one feels...

Is just hopeless, meaningless

You, the haters, you, so many homophobic haters,
You will never understand, how much respect
How much care, how much love we have 
For who we love, for the young men we are in love with...

Fuck you, haters, homophobic haters !
Give us a break ! Let us breathe and love, as we breathe !
The sweet loving words my boy friend just said in my ears
Are just a proof, you will never win, love betweens boys...
... is just love...
We love each other...
There is nothing you can do about, against it !!!

"Est-ce que j'aime un corps ou une âme ?
Est-ce que j'aime des lèvres ou un souffle?
Est-ce que j'aime un garçon, est-ce que je t'aime toi ?

Est-ce que j'aime ce qui ne fait que passer, ou ce qui sera demain, 
L'essence ou l'évanescence de ton être, mon aimé ?

Es-tu mon rêve, mon désir, le plaisir d'une nuit sans fin,
Ou peut-être un souvenir,
Ou encore le mirage d'un souffle, d'une caresse, d'un baiser,
Dans une vie qui traverse le désert, en quête d'une oasis aimante,

Une seule...

Toi..."

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, [date illisible]

Sad songs...



Actually, not THAT much...
You left...
It hurts...
So much...

Yes,
I miss you...

Is it so difficult ?


© Anders Krisár

Is is so difficult to find you,
To find a boy to love when one is a man,
To grasp a hand, just a hand,
To feel one matters, just a little bit
For someone else ?

Yes it is...